Communiqué unitaire · Montpellier · Avril 2026

La Pride
au Peuple

Pourquoi nous ne serons pas à la Pride 2026

Signé par  Nuit Brune · Dragnini · Folle de Rage · La Madrediosa · La Ruche · Support Your Local Girl Gang · VX Production · Queer March

Pour beaucoup d'entre nous, la Pride de Montpellier est un souvenir fondateur. Se découvrir une communauté aussi nombreuse, aussi forte, aussi belle. Voir pour la première fois que l'on n'est pas seul·es. Ces moments-là, ils comptent dans nos vies, personnellement et collectivement.

C'est précisément parce qu'ils comptent que nous ne pouvons plus faire comme si tout allait bien. Parce que ça ne va pas, et notre communauté mérite de le savoir.

« Il n'existe pas de lutte à un seul front. »
- Audre Lorde

Et pourtant c'est ce qu'on nous demande : de mettre nos divergences sous le tapis, de sourire dans le cortège, de taire ce qu'on sait, parce que « c'est pas le moment ». Mais c'est justement parce que le moment politique est riche en enjeux que nous faisons le choix aujourd'hui d'être complètement transparent·es vis-à-vis de notre communauté.

Prendre la parole aujourd'hui, c'est prendre un risque. Nous le savons, et nous le faisons quand même. Parce que nous alertons sur des dysfonctionnements structurels, qui empêchent la Pride de Montpellier d'être véritablement représentative de la communauté queer locale.

À préciser d'emblée

Nous tenons à le dire clairement : nous ne jugeons pas celleux qui se maintiennent à la Pride, dans le cortège comme dans les soirées. Certain·es d'entre nous ont fait ce choix par le passé. Nous savons mieux que quiconque ce que ça coûte de se mettre Fiertés - et son directeur artistique - à dos. Nous connaissons la précarité des artistes et des orgas queers, qui n'ont pas toujours le luxe de refuser un booking. Nous vous demandons de ne pas leur envoyer de messages haineux - ni aux bénévoles de Fierté d'ailleurs.

Lors de l'annonce de la Queer Night 2026 le 1er avril dernier, nombre d'entre vous se sont étonnés de ne retrouver dans la line up que très peu d'artistes et d'acteur·ices locaux·les. En cause notamment, l'absence de Folle de Rage et Dragnini, ainsi que le retrait de Nuit Brune. Nous tenons à clarifier les raisons de notre absence, et adresser, aux côtés des autres acteur·ices queers de Montpellier, les problèmes éthiques et structurels qui nous poussent aujourd'hui à nous retirer collectivement de la Pride de Montpellier.

Ce qui s'est joué ce 1er avril n'est que la partie visible d'un fonctionnement que nous connaissons depuis des années.

Ce que nous vivons avec Fierté Montpellier Pride ne se résume pas à une phrase maladroite dans un post Instagram. Ce qui s'est joué ce 1er avril n'est que la partie visible d'un fonctionnement que nous connaissons depuis des années, et que nous ne sommes plus les seul·es à voir. Notre communauté perçoit ce que nous vivons en coulisses. Elle pose les bonnes questions. Ce communiqué est notre réponse.

Précisons d'emblée ce que ce communiqué n'est pas. Ce n'est pas une affaire personnelle. Ce n'est pas une « crise » de structures vexées de ne pas avoir été programmées. C'est le témoignage collectif d'organisations queers qui, chacune à leur manière et à des moments différents, ont vécu les mêmes dysfonctionnements, et qui ont décidé qu'il était temps de le dire ensemble.

Ce que nous allons décrire ne relève pas de l'incident isolé. Ce sont des pratiques répétées, cohérentes entre elles, qui forment un système.

1. Contrôle par l'argent et la menace

L'argent, dans la relation entre FMP et les acteur·ices de la scène locale, n'est pas seulement une question de rémunération. C'est un outil de pouvoir. Le manque de transparence sur les conditions financières est total et manifestement délibéré.

Lors de la préparation de la Queer Night 2026, Dragnini est informé qu'une somme leur sera versée pour leur participation, et qu'il ne faut surtout pas l'ébruiter, parce que personne d'autre n'est rémunéré. Dans le même temps, Nuit Brune, pourtant rémunéré à un montant inférieur, se voit affirmer que tous les collectifs participants sont payés à la même hauteur.

Ces versions contradictoires, communiquées simultanément à différentes structures, ce n'est pas de la maladresse. C'est une manipulation délibérée.

Entre-temps, Dragnini, en désaccord avec le niveau de contrôle et les exigences du directeur artistique sur leur passage scénique, demande à disposer d'une pleine liberté artistique. S'ensuivent deux appels qui en disent long sur la manière dont le pouvoir s'exerce. Dans le premier, un membre du bureau de Fierté leur explique que l'argent est décorrélé de la Queer Night : c'est simplement une volonté de Fierté de « soutenir le drag local ». Quelques heures plus tard, le directeur artistique les contacte personnellement pour contredire cette version.

Verbatim

« C'est mon show, je fais ce que je veux. La liberté artistique a un prix. »

Puisque Dragnini a voulu sa liberté artistique, ils seront les seuls de la soirée à ne pas être payés. Ce n'est pas de la maladresse. C'est du chantage.

La menace prend une autre forme : la blacklist. Se mettre à dos le directeur artistique, c'est risquer de se voir fermer des portes. Pas seulement à la Pride, mais au-delà. Des artistes ont été menacés de ne plus être bookés s'ils collaborent avec certaines structures. Des pressions ont été exercées jusque sur des acteurs institutionnels pour empêcher une artiste de Support your local girls gang de se produire, en l'associant faussement à une forme de militantisme jugée indésirable. Comme si appartenir au Pink Bloc, cette manifestation spontanée et pacifique, était une disqualification.

Folle de Rage, de son côté, a dû faire inscrire dans son contrat avec Fierté une clause de non-dénigrement : non pas par excès de précaution, mais en réponse à des commentaires dénigrants de la part d'artistes et amis du directeur artistique pourtant engagés sur l'évènement de FMP. Qu'une structure se sente obligée de se protéger contractuellement contre l'association avec laquelle elle collabore en dit long.

2. Opacité comme outil de pouvoir

Ce contrôle financier ne serait pas possible sans ce qui le rend invisible : une opacité systématique sur les prises de décision, les conditions de participation, et les règles du jeu qui changent selon les interlocuteur·ices et les moments.

La communication avec les structures partenaires suit un schéma bien rodé : des mois de silence, aucune réponse aux messages, puis une pression soudaine pour obtenir des réponses en urgence. Dragnini en a fait l'expérience de manière particulièrement criante. Après de longs mois sans aucun retour du directeur artistique, celui-ci les a finalement contactés avec une insistance agressive, puis est allé jusqu'à interpeller leurs artistes par message privé.

L'accès aux chars de la Pride en est une autre illustration parlante. Les tarifs varient considérablement d'une structure à l'autre, sans critères clairs ni transparents. Quand Nuit Brune, pourtant actif depuis plus de deux ans sur la scène queer montpelliéraine, s'est adressé au bureau de Fierté pour obtenir un char, le tarif communiqué était sans commune mesure avec ce que d'autres structures ont payé. Aucune forme d'aide ou d'accompagnement ne leur a été proposé.

Fierté Montpellier Pride a commandité l'an dernier un audit interne qui révèle, noir sur blanc : « une gouvernance manquant de clarté », « une communication et une gestion relationnelle dysfonctionnelles », « des tensions psychosociales », et une présidence « trop incarnée ». Nous saluons la démarche. Mais ce que cet audit décrit comme un problème interne, nous le vivons de l'extérieur depuis des années. Les dysfonctionnements de gouvernance ne s'arrêtent pas aux portes de l'association : ils se déversent sur l'ensemble des acteur·ices qui gravitent autour de Fierté.

3. Concurrence communautaire

La Pride devrait être un espace d'expression collective, ouvert à toutes les structures qui font vivre la communauté queer de Montpellier. Ce que nous vivons est tout autre : un espace verrouillé, où chaque présence se négocie, se monnaye, et se soumet à des règles fixées unilatéralement.

Avoir un char dans le cortège, c'est bien… à condition de ne pas en profiter pour faire la promotion de ses propres événements. Le premier char porté par des personnes racisées dans l'histoire de la Pride de Montpellier - un moment dont FMP s'est publiquement félicité - s'est vu interdire toute communication sur sa propre soirée depuis ce même char. Idem pour Folle de Rage : après s'être vu refuser l'organisation d'un évènement officiel, pour lequel ils avaient reversé des sommes importantes à FMP les années précédentes, on leur a interdit de faire quelque promotion que ce soit sur leur char et pendant toute la durée du cortège. Inutile de préciser que la seule et unique soirée officielle a été entièrement placée sous le contrôle du directeur artistique. FMP se réjouit de votre présence dans le cortège, mais pas au point de vous laisser exister pleinement.

Vouloir organiser une soirée "partenaire" à l'occasion de la Pride ? Il faut verser une commission à FMP sur chaque billet vendu, indépendamment de la dimension de votre événement. Et si vous organisez quelque chose en dehors de ce cadre officiel, vous vous exposez à des menaces. Nous ne sommes pas les bienvenu·es sur leur scène - mais nous ne pouvons pas non plus occuper l'espace autrement sans nous heurter à des obstacles financiers ou juridiques.

L'instrumentalisation systématique et questionnante du mot "Pride" entre parfaitement dans cette logique.

Ce mot appartient à notre communauté. Il précède les associations, il précède les marches, il précède tout.

C'est le mot que nos aîné·es ont crié dans les rues, celui qui désigne notre fierté collective depuis des décennies.

Une marque a été déposée par l'association à l'origine de la Pride de Paris, afin de protéger le mot de la prédation commerciale et du pinkwashing. Dans toutes les villes, seules les structures organisatrices de la Pride reversent de l'argent à cette structure pour utiliser le mot. Les acteur·ices de la communauté peuvent en jouir en toute liberté, sans que ça pose problème. Pourtant, à Montpellier, les établissements et collectifs queers reçoivent systématiquement des pressions de la part de FMP dès lors qu'ils utilisent ce mot sans leur autorisation - et sans les payer. Certaines structures ont versé des sommes considérables pour avoir le droit d'utiliser ce mot dans leurs évènements, au motif que FMP avait besoin de cet argent pour financer les événements liés à la Pride. Ce qui est particulièrement révoltant, c'est que ces structures sont ensuite présentées comme des "partenaires" pour légitimer ces contributions, sans pour autant être traitées comme telles : aucune reconnaissance, aucune réciprocité, aucune considération réelle. Folle de Rage en a fait les frais à plusieurs reprises. La Madrediosa, qui refusait de cautionner cette pratique, a dû modifier le nom de ses soirées sous la menace de poursuites judiciaires.

Ce que FMP réclame n'a que bien peu de fondements. Si nous pouvons comprendre la démarche d'origine du dépot de la marque, il ne nous semble pas qu'elle a été faite pour confisquer ce mot aux acteur·ices de la communauté. De plus, "Pride" est un terme générique du langage commun : on ne peut pas en avoir le monopole. Les soirées et événements de Fierté Montpellier Pride sont suffisamment distinctifs, avec leur logo et leur identité propre, pour que personne ne les confonde avec les initiatives d'autres acteur·ices locaux·ales. Les structures qui ont cédé à ces pressions auraient des raisons sérieuses de se retourner contre FMP.

Il est insupportable que l'association censée nous représenter traite les acteur·ices de notre communauté comme de la concurrence commerciale. La diversité de l'offre culturelle queer à Montpellier doit être célébrée et non réprimée, d'autant plus durant le Mois des Fiertés !

4. Invisibilisation de la scène locale

Il est important de rappeler que FMP n'est pas simplement l'association organisatrice de la Pride. C'est aussi le Centre LGBTQIA+ de Montpellier. En cette qualité, FMP devrait être un vecteur de rassemblement, de partage, de soutien et de renforcement communautaire. Au lieu de ça, les responsables actuels méprisent une partie entière de la communauté, encouragent les dynamiques de concurrence marchande, exacerbent les rapports de domination et jouent le jeu du népotisme.

Folle de Rage a reversé une partie de ses recettes à FMP depuis des années : plusieurs milliers d'euros au total. Aucun remerciement public. Aucune mention. Aucune reconnaissance.

Les associations portées par les femmes et personnes racisées de la communauté sont encore moins considérées. Comme nous le disions plus haut, Nuit Brune, après deux ans d'existence et de soirées, s'est adressé au bureau de Fierté pour obtenir un char. Le bureau n'avait aucune idée qui iels étaient, et n'a pas cherché à le savoir. La seule fois où le directeur artistique est venu à Nuit Brune, c'était dans le cadre de ses propres intérêts professionnels et pas pour découvrir ce que le collectif apporte à la communauté. A cette occasion, l'une des co-fondatrices lui a fait part des problèmes que Nuit Brune avait avec Fiertés. Inutile de dire que ça n'a rien changé.

Un exemple parmi d'autres

La Madrediosa, bar queer de la ville, s'est retrouvée à plusieurs reprises à accueillir en urgence des personnes queers en grande détresse - logement, isolement, vulnérabilité - renvoyées vers eux par FMP, sans concertation préalable, sans protocole, sans même un coup de fil. Il est compréhensible que FMP ait parfois besoin de relai, mais il serait appréciable que de la considération soit réelle et entretenue, tant dans les échanges que dans la visibilité et le respect porté aux acteur·ices de ces relais qui n'ont ni financement ni formation dédiés à ces actions de relai d'assistance. Le staff s'est retrouvé à gérer des situations de crise en plein rush, parfois à payer des nuits d'hôtel de leur poche. Lorsque la Madrediosa a interpellé FMP, la réponse a été lapidaire : la permanence était fermée, donc ils les ont envoyés là. Pas d'excuses, pas de remerciements.

Ce que nous décrivons finalement, c'est une association qui se sert du tissu communautaire local comme d'un filet de sécurité, quand ça l'arrange, sans jamais le reconnaître, le soutenir, ni même le rencontrer. Malgré des signalements répétés, des tentatives de dialogue, rien ne change.

5. La Pride comme capital personnel

Le directeur artistique n'est pas membre du conseil d'administration de FMP. Ce n'est pas un bénévole. C'est un prestataire externe. Et pourtant, il exerce un pouvoir de fait sur l'ensemble de la programmation de la Pride, un pouvoir que ni le CA ni la présidence ne semblent en mesure, ou en volonté, de limiter.

La Pride est pour lui une vitrine professionnelle. Il place les artistes de son agence, soigne son positionnement, obtient des bookings qu'il ne pourrait pas générer autrement. Organiser des événements de cette envergure avec l'argent et la légitimité d'une association, sans en assumer les risques ni la gouvernance, c'est un modèle particulièrement confortable. Et particulièrement problématique.

En 2025, la Queer Night avait été organisée en interne, sans lui. Près de 2000 personnes sur le Peyrou, une soirée qui mettait en avant les acteur·ices locaux·ales, qui ont d'ailleurs participé à l'évènement de manière entièrement bénévole. FMP notait pourtant dans son rapport d'activité que l'événement nécessitait une "re-professionnalisation". N'était-il pas assez rentable ? En 2026, le directeur artistique reprenait la main. Automatiquement, Folle de Rage, en était écarté, l'aboutissement d'années de dénigrement motivé par des conflits interpersonnels. Puis c'est Dragnini qui a dû se retirer face à ses exigences déraisonnables, en janvier dernier. Ce n'est qu'en découvrant la line up que Nuit Brune a appris ces faits, et a choisi de se retirer également par solidarité. Les mails de Dragnini et de Nuit Brune à FMP sont depuis restés sans réponse. Le directeur artistique continue tranquillement de programmer ses deux soirées, maintenant dépourvues en très grande partie d'artistes locaux.

Une artiste de Dragnini s'est ainsi entendu dire par le directeur artistique qu'elle n'était qu'une « petite artiste insignifiante ». Son tort ? Être montée sur scène à une soirée Folle de Rage. Cela lui a valu une annulation de booking sur lequel iel était pourtant annoncé.

Sa conception de la scène locale et son attitude vis-à-vis d'elle sont cohérentes avec cette logique. Lors d'une assemblée générale de FMP, il a aussi fait preuve d'un mépris manifeste envers des victimes de harcèlement qui témoignaient : un comportement officiellement documenté, rapporté par de nombreuses personnes présentes, et incompatible avec les valeurs que cette association est censée défendre.

Une bourse porte son nom. Elle est attribuée par FMP. Elle a été utilisée comme levier de pression. Les publications de FMP sur Instagram sont régulièrement réalisées en post collaboratif avec l'agence privée du directeur artistique. La confusion entre l'homme, son agence, et l'association est totale. Et elle n'est pas accidentelle.

Soyons claires. Nous ne découvrons pas ces dysfonctionnements. FMP non plus.

Suite à l'audit interne qui a révélé les dysfonctionnements de l'association, la feuille de route 2026 de FMP promet des réformes internes. Elle ne dit rien de la manière dont FMP entend traiter ses partenaires, reconnaître les acteur·ices locaux·ales, ou mettre fin aux pratiques que nous décrivons ici.

Une réforme qui ne regarde que vers l'intérieur ne changera rien à ce que nous vivons.

C'est précisément pour ça que nous prenons la parole.

Ce que
nous exigeons

Nous ne publions pas ce communiqué pour témoigner uniquement. Nous le publions pour que les choses changent.

  1. Assemblée Générale Extraordinaire La convocation d'une AGE afin d'élire un nouveau Conseil d'Administration, plus représentatif de la diversité de la communauté queer montpelliéraine. Un CA qui connaisse les acteur·ices de la scène locale, qui aille vers eux, et qui soit capable de rendre des comptes.
  2. Fin de la collaboration avec le directeur artistique Le monopole qu'il exerce sur la programmation et les décisions artistiques est incompatible avec une organisation saine et éthique. La Pride de Montpellier ne peut pas continuer à être le terrain de jeu d'une seule personne.
  3. Création d'une inter-orga Une structure rassemblant les associations et queer-owned businesses investis sur la scène queer montpelliéraine tout au long de l'année, pour co-construire la Pride de demain - transparente, représentative, inclusive, ancrée dans les réalités de notre communauté.
  4. Accès équitable aux chars Un accès facilité, transparent et équitable aux chars de la Pride, avec des critères clairs et publics, dans une véritable démarche d'aller-vers les acteur·ices de la scène locale.
  5. Cessation des pressions sur le mot « Pride » La cessation immédiate de toute pression, menace ou demande financière liée à l'utilisation du mot « Pride » par des structures queer de Montpellier.

La Pride
au Peuple

La Pride n'est pas le bien d'une seule personne. Elle n'est pas un business. C'est un bien commun, qui appartient aux acteur·ices de la scène locale et de la communauté. Celleux qui œuvrent tout au long de l'année pour créer des espaces de liberté, rompre l'isolement, faire vivre la culture queer sous toutes ses formes.

Nous ne cherchons pas à vous faire boycotter la Pride, ni à vous priver de ce moment. Nous savons ce que la Pride représente dans nos vies, ce que ça fait de marcher ensemble, de se voir, de s'appartenir. Allez à la Pride. Dansez. Marchez. Ce moment vous appartient.

Mais si vous voulez que cette Pride soit aussi politique qu'elle est festive, si vous voulez soutenir nos revendications, rejoignez le Pink Bloc. Ce rassemblement spontané, pacifique et revendicateur qui prend la tête du cortège chaque année pour rappeler que nos luttes ne sont pas finies. Qu'elles doivent être inclusives, éthiques, et respectueuses de la communauté dans son ensemble.

Nous serons là.